Le travail du psychologue

Le travail du psychologue

Source de nombreux fantasmes et critiques en tout genre, ce qui se passe dans les cabinets des « psys » ne cessent d’interroger.

Alors finalement, comment peut on penser le travail de psychologue ?

Au risque d’en décevoir plus d’un, cette question semble avoir autant de réponses qu’il y a de psychologues … je vous laisse imaginer ! En effet, il me semble impossible d’obtenir une réponse unique et universelle à cette interrogation.
Bien qu’ils soient soumis au même code de déontologie et qu’ils aient des référentiels théoriques et cliniques en commun, aucun psychologue ne se ressemblent. La psychologie clinique met en avant la subjectivité de l’individu, soit l’unicité et la singularité de son fonctionnement psychique et de sa personnalité. La rencontre entre le psychologue et son patient repose donc sur la rencontre de deux subjectivités dont le dialogue constituera les prémisses d’un travail analytique.
Bien qu’il dispose d’une formation et de connaissances solides sur lesquels il peut s’appuyer, le clinicien travaille principalement avec ce qu’il est ; sa sensibilité, ses ressentis, et son propre psychisme qui servira d’étayage à celui du patient. C’est pourquoi, malgré des similitudes, la représentation qu’un psychologue a de son travail est profondément subjective.

 Ma vision de mon métier de psychologue clinicienne…
Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, a souvent comparé le travail du psychanalyste à celui de l’archéologue, à la recherche chez son patient d’un passé enfoui. Je trouve cette analogie, entre archéologie et psychanalyse, particulièrement parlante concernant le travail du psychologue clinicien d’orientation analytique. Néanmoins, à mon sens, l’archéologue n’est pas le psychologue mais le patient, lui-même. Au cours de la thérapie,  ce dernier dépoussiére délicatement les vielles reliques qui hantent les murs de sa maison intérieure.  A ses côtés, le thérapeute, tenant une lanterne, l’éclaire et l’accompagne dans sa quête. Quête de sens, mais aussi quête de Soi, afin de pouvoir vivre pleinement, avec conscience et fluidité. C’est dans la découverte de lui-même, de son passé mais également de son présent, que le psychologue va accompagner le sujet. Il ne s’agit pas, comme certains détracteurs de la psychanalyse le pensent, de déterrer un passé enfoui pour y stagner ou le ressasser. Pour le patient, il s’agit de partir sereinement à la découverte de lui-même, de son histoire (avec ses joies et ses peines) mais aussi de cet hôte mystérieux qui habitent chacun d’entre nous ; l’inconscient. En se mettant à l’écoute de ce dernier, des messages qu’il lui envoie et des richesses qu’il renferme, il s’agit pour le patient de s’ouvrir à un avenir de potentialités infinies. Pouvoir se mettre à l’écoute de son désir, trouver sa vérité et tel un phénix (re)naître à Soi-même.

Seul le patient dispose des clés de son épanouissement personnel. En tant que co-constructeur du processus analytique c’est ce dernier qui ouvre la voie et donne la direction à la thérapie. Le travail du psychologue est d’accompagner le patient dans cette plongée au coeur de lui-même et de sa psyché. Avec bienveillance, douceur et respect, le psychologue est là, présent, aux côtés de son patient, lanterne à la main, pour l’éclairer et le soutenir dans la magie du processus analytique…

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Charlotte Cohen Psychologue Clinicienne
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